Je ne crois que ce que je vois" — et si c'était le problème ?

Pensées VS Vécu
Pensées VS Vécu

Tu as déjà entendu cette phrase. Tu l'as peut-être même dite.

"Je ne crois que ce que je vois."

C'est présenté comme de la rigueur. Du bon sens. Une façon de ne pas se faire avoir.

Regarde ce que ça dit vraiment.

Les yeux ne sont pas un organe fiable

Ce n'est pas une opinion — c'est documenté, expérimenté, prouvé. Les illusions d'optique, les biais cognitifs, la façon dont le cerveau comble les angles morts de la rétine avec de l'invention — notre vision est une reconstruction permanente, pas une capture objective du réel.

Celui qui dit "je ne crois que ce que je vois" ne devrait donc pas croire que la Terre est sphérique. Il ne l'a jamais vue de là-haut. Il ne devrait pas croire à l'alunissage. Il n'y était pas. Il ne devrait pas croire à la faune des grands fonds. Il n'y est jamais descendu. Il ne devrait pas croire à la guerre en cours à l'autre bout du monde. Il ne l'a pas vécue.

Pourtant il y croit.

Parce qu'en réalité — il ne croit pas ce qu'il voit. Il croit ce qu'un système dominant a décidé qu'il verrait.

Le problème avec "je pense"

Une pensée n'a pas d'existence propre. Elle passe. Elle est remplacée par une autre. Elle change selon l'humeur, le contexte, l'interlocuteur.

Et pourtant on en fait une identité. On défend ses pensées comme si elles étaient soi. On entre en guerre pour des concepts qu'on ne peut pas vérifier par soi-même — qui changent selon ce qu'on lit, selon qui on fréquente.

C'est épuisant. Et c'est souvent inutile.

Ce qui est inattaquable : le vécu

Il existe quelque chose que personne ne peut remettre en cause.

Le ressenti. L'expérience vécue dans le corps.

Pas "je pense que" — mais "j'ai vécu cela."

Un vécu est un vécu. L'autre a le droit de dire "je n'ai pas vécu ça" — mais il lui est impossible de dire "non, tu n'as pas vécu ça." Il ne peut pas savoir ce que tu as traversé.

Ça change tout à la façon dont on se parle.

On ne peut pas débattre d'un vécu. On peut le partager. Et partager — c'est une autre qualité de rencontre que de débattre.

Revenir au vécu clôt les débats inutiles. Clôt les spirales de pensée sectaire, politique, religieuse où chacun défend un concept abstrait qu'il n'a pas vérifié lui-même. Chacun a sa propre expérience — et cette expérience-là est réelle, entière, indiscutable.

Pourquoi c'est au cœur de ce que je fais

Tout ce que je transmets avec les Solides de Platon — ça ne se prouve pas avec les yeux. Ça ne s'explique pas entièrement par la pensée.

Ça se ressent. Ça se vit.

Et c'est précisément pour ça qu'on a construit la retraite D'une vie programmée à une vie créée.

6 jours pour sortir du mental qui turbine. Pour poser les pensées, les concepts, les peurs entretenues par le flux permanent. Et revenir à quelque chose de simple, de direct, de vrai.

Le corps. Le ressenti. Le vécu.

Les Solides de Platon comme langage de cette reconnexion — pas à comprendre par la tête. À vivre dans les cellules.

5 au 11 juillet 2026 · Saint Georges des Sept Voies, La Gauvenière · Maine-et-Loire Avec Astrielle & Suzanne · Places limitées

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